Âge mûr : Comment éviter l’addiction aux jeux vidéo ?

Un média hongkongais a rapporté un jour l’histoire d’un homme tellement accro à Honor of Kings qu’il refusait de descendre de voiture avant d’avoir terminé sa partie. À l’époque, il était un modèle pour notre université agricole, une institution peu classée à l’échelle nationale, et l’un de ses anciens élèves les plus célèbres. Son dévouement aux études, son attitude rigoureuse envers la recherche—jusqu’à fouiller les champs d’expérimentation à la recherche de morceaux de craie—avaient motivé chaque étudiant à viser des études supérieures et à intégrer des universités prestigieuses comme Tsinghua, Pékin ou Zhejiang pour réaliser leurs rêves. Pourtant, il a fini par être ruiné par un simple jeu vidéo. Bien sûr, son addiction n’était peut-être qu’un symptôme d’un problème plus profond, mais elle a marqué un tournant. La véritable question ici est : comment, en tant qu’adulte, peut-on éviter de devenir accro aux jeux vidéo ?
Lorsque nous étions enfants, nos parents utilisaient punitions, menaces et conseils pour nous éloigner des jeux. Aujourd’hui, nos parents ont vieilli, nous avons grandi, et pourtant, certains d’entre nous restent toujours pris dans cette addiction. Pourquoi les jeux vidéo exercent-ils un tel attrait ?
Quand on parle d’addiction aux jeux aujourd’hui, on pense principalement aux jeux vidéo. Contrairement au football ou au basketball, ils ne nécessitent pas d’effort physique : quelques clics de souris ou quelques tapotements sur l’écran suffisent pour commencer une partie. Contrairement au mahjong, qui exige quatre joueurs, un jeu vidéo ne demande qu’une connexion à un serveur pour affronter des joueurs du monde entier.
L’être humain a une tendance naturelle à l’agressivité et à la destruction, en particulier les hommes. Un instinct de soif de sang est profondément ancré en nous. Tout jeu basé sur le fait de « tuer » attire un large public. Dans Honor of Kings ou l’ancien Warcraft III, il faut éliminer ses adversaires ; dans PUBG ou le classique Counter-Strike, seuls survivent ceux qui éliminent tous les autres. Et si l’on réussit un tir en pleine tête, la satisfaction est encore plus grande. Ce n’est pas tant la victoire finale qui rend accro, mais plutôt le plaisir ressenti en « tuant » plusieurs adversaires dans un monde virtuel.
Les jeux les plus populaires aujourd’hui sont généralement des jeux au tour par tour, conçus pour durer environ 30 minutes par partie—soi-disant pour « se détendre » durant un trajet en métro ou en bus. En réalité, beaucoup y passent des nuits entières et leurs week-ends, sacrifiant ainsi leur temps de socialisation, de lecture et même de sommeil.
Les jeux sont conçus pour répondre aux instincts humains. Ils offrent une récompense constante, des félicitations et des évaluations cinq étoiles. Prenons Honor of Kings par exemple : à chaque connexion, le joueur reçoit une pluie de bonus de connexion et de récompenses spéciales pour les fêtes. La plupart du temps, les joueurs ne savent même pas exactement ce qu’ils gagnent, mais la sensation de collecter des récompenses devient addictive. Après un certain temps, ils montent de niveau. En éliminant suffisamment d’ennemis, ils reçoivent le titre de MVP. Tous ces mécanismes créent une boucle de gratification continue, offrant un sentiment de satisfaction et d’accomplissement que la vie réelle exige des efforts et du temps pour atteindre.
Le plus grand danger de l’addiction aux jeux vidéo est la perte de temps. Or, perdre son temps, c’est perdre sa vie. La vie est comme un pendule qui oscille lentement chaque jour, mais quand son ressort est épuisé, il s’arrête définitivement. Tous les jeux affichent un avertissement du type « l’excès de jeu nuit à la santé », mais aucun ne vous dit comment arrêter. Et bien sûr, les éditeurs de jeux ne vous le diront jamais.
Nous sommes tous vulnérables aux jeux. Un ami m’a raconté que sa mère de 70 ans joue à Link Link depuis cinq ans. Chaque année, lorsqu’il rentre chez lui pour le Nouvel An chinois, il la retrouve absorbée devant l’écran pendant des heures. Mon conseil est donc simple : ne touchez pas aux jeux vidéo, surtout ceux qui sont à la mode. Une fois qu’on commence, il devient difficile d’arrêter.
Mener une vie disciplinée et organisée est la meilleure façon d’éviter l’addiction aux jeux vidéo.
Si vous êtes déjà accro et que vous souhaitez arrêter, il existe une solution simple : faites une promesse publique. Envoyez un message disant « Je te promets que je ne jouerai plus jamais » à la personne que vous aimez le plus—votre enfant, vos parents, votre conjoint ou votre meilleur ami. Les engagements publics ont une force durable. Pour ne pas décevoir vos proches, vous trouverez naturellement la volonté d’éviter de replonger dans l’addiction au jeu.